
amazigh
AKLI D. (Kabyle Mental)
« MA YELA »
BIOGRAPHIE
Itinéraire d’un Kabyle mental
Aussi loin qu’il s’en souvient, « AKLI D. », né dans un petit village de Kabylie en Algérie, a grandi en musique. Très jeune, il est bercé par les mélodies de sa mère, interprète de chants spirituels traditionnels, et entouré d’une famille de musiciens. C’est en Kabylie, dans son village natal qu’il participe pour la première fois, à l’âge de 13 ans, à un concert de lycée, à partir de là il décide de ne plus quitter sa guitare, elle sera son passeport pour les voyages et les rencontres qui jalonneront son itinéraire de « troubadour des temps modernes ».
Il écoute les grands noms de la chanson kabyle comme Idir, Cheikh El Hasnaoui et Slimane Azem, mais une autre oreille est restée attentive aux « protest-songs » de Bob Dylan ou Neil Young, au rock déjanté de Jacques Higelin, au mouvement rasta, au blues du Mississipi et autres échos du m’balax.
Arrivé en France au début des années 80, Akli D. fuit alors une Algérie amère réprimant les velléités identitaires de la Kabylie. « Le printemps berbère», marqué par la répression armée cause des dizaines de morts et des centaines de prisonniers politiques.
Akli, acteur témoin des événements doit prendre le chemin de l’exil. Il débarque, par un beau matin d’été, à Paris, avec peu de sous en poche et quelques adresses de compatriotes. Il est sans grandes illusions et conscient des difficultés qui l’attendent, mais il compte bien enrichir ses connaissances par des rencontres de qualité. Alors qu’il se balade à Beaubourg, il emprunte le banjo d’un musicien de rue et s’essaie à cet art. Ainsi commence la longue aventure des places publiques et des couloirs du métro parisien. Il s’essaiera progressivement aux musiques de tous horizons : le blues, le rock, le reggae, le folk … qui viendront plus tard alimenter ses compositions.
Chaque franc gagné nourrit un rêve, le cinéma ! Passionné du 7ème art, Il fait escale au Café de la Gare à Paris avec la formation « Actor Studio ». avant de s’envoler, avec l’aide d’une mécène américaine déposée devant lui par le « mektoub » (le destin), aux Etats-Unis. C’est à San Francisco, ville de toutes les audaces créatrices, qu’il atterrit et c’est là, notamment, au café INTERNATIONALE, qu’il étonne le public par des mélodies jusque-là inconnues outre Atlantique. Une expérience irlandaise, tout aussi passionnante et plus familière sur le plan musical, succèdera à l’aventure américaine…
De retour à Paris, la tête encore pleine de trésors artistiques, il accompagne deux charmantes chanteuses versant dans le blues chaâbi-saharien, au sein du combo « El Djazira », puis fonde sa première formation, pertinemment nommée « Les Rebeuhs des Bois ». Cela lui permet de tourner dans plusieurs lieux underground de Paris et d’ailleurs. Il navigue alors entre « La guinguette Pirate », le café « La Liberté » ou « Le Lou Pascalou », situés dans des quartiers où l’on brasse autant de styles et de mélanges que de bières
AKLI D. (Kabyle Mental)
« MA YELA »
BIOGRAPHIE
Itinéraire d’un Kabyle mental
Aussi loin qu’il s’en souvient, « AKLI D. », né dans un petit village de Kabylie en Algérie, a grandi en musique. Très jeune, il est bercé par les mélodies de sa mère, interprète de chants spirituels traditionnels, et entouré d’une famille de musiciens. C’est en Kabylie, dans son village natal qu’il participe pour la première fois, à l’âge de 13 ans, à un concert de lycée, à partir de là il décide de ne plus quitter sa guitare, elle sera son passeport pour les voyages et les rencontres qui jalonneront son itinéraire de « troubadour des temps modernes ».
Il écoute les grands noms de la chanson kabyle comme Idir, Cheikh El Hasnaoui et Slimane Azem, mais une autre oreille est restée attentive aux « protest-songs » de Bob Dylan ou Neil Young, au rock déjanté de Jacques Higelin, au mouvement rasta, au blues du Mississipi et autres échos du m’balax.
Arrivé en France au début des années 80, Akli D. fuit alors une Algérie amère réprimant les velléités identitaires de la Kabylie. « Le printemps berbère», marqué par la répression armée cause des dizaines de morts et des centaines de prisonniers politiques.
Akli, acteur témoin des événements doit prendre le chemin de l’exil. Il débarque, par un beau matin d’été, à Paris, avec peu de sous en poche et quelques adresses de compatriotes. Il est sans grandes illusions et conscient des difficultés qui l’attendent, mais il compte bien enrichir ses connaissances par des rencontres de qualité. Alors qu’il se balade à Beaubourg, il emprunte le banjo d’un musicien de rue et s’essaie à cet art. Ainsi commence la longue aventure des places publiques et des couloirs du métro parisien. Il s’essaiera progressivement aux musiques de tous horizons : le blues, le rock, le reggae, le folk … qui viendront plus tard alimenter ses compositions.
Chaque franc gagné nourrit un rêve, le cinéma ! Passionné du 7ème art, Il fait escale au Café de la Gare à Paris avec la formation « Actor Studio ». avant de s’envoler, avec l’aide d’une mécène américaine déposée devant lui par le « mektoub » (le destin), aux Etats-Unis. C’est à San Francisco, ville de toutes les audaces créatrices, qu’il atterrit et c’est là, notamment, au café INTERNATIONALE, qu’il étonne le public par des mélodies jusque-là inconnues outre Atlantique. Une expérience irlandaise, tout aussi passionnante et plus familière sur le plan musical, succèdera à l’aventure américaine…
De retour à Paris, la tête encore pleine de trésors artistiques, il accompagne deux charmantes chanteuses versant dans le blues chaâbi-saharien, au sein du combo « El Djazira », puis fonde sa première formation, pertinemment nommée « Les Rebeuhs des Bois ». Cela lui permet de tourner dans plusieurs lieux underground de Paris et d’ailleurs. Il navigue alors entre « La guinguette Pirate », le café « La Liberté » ou « Le Lou Pascalou », situés dans des quartiers où l’on brasse autant de styles et de mélanges que de bières