dimanche 14 juin 2009

Des historiens et des protagonistes des faits assurent que l'Armée coloniale a bombardé avec des gaz toxiques la région marocaine du Rif entre 1921 et 1927. L'État ne l'a jamais reconnu de manière officielle. Paco SOTO NADOR. Entre 1921 et 1927, l'Armée coloniale espagnole a bombardé de manière systématique les zones peuplées de la région marocaine du Rif pour mettre un terme à la rébellion indépendantiste dirigée par Abdelkrim el Khattabi. Et dans les bombardements elle a employé des armes chimiques comme le phosgène, la chloropicrine, le diphosgène et le gaz moutarde. La dénonciation est attestée par le travail d'historiens comme les Espagnols Rosa María de Madariaga, Angel Viñas et Juan Pando, et des Européens Sebastian Balfour et Jean Marc Delaunay, entre autres.

Le Rif est une région du nord du Maroc, historiquement hostile à la monarchie alaouite, mais aussi à la présence espagnole à l'époque coloniale. En 1924, les autorités espagnoles ont ouvert deux usines d'armes chimiques, l'une près de Madrid et l'autre à Melilla, et ont eu recours à des experts allemands et français pour leur élaboration et leur emploi. Selon les historiens, l'Espagne est parvenue à fabriquer 470 tonnes de gaz toxiques et a utilisé 530 avions de construction française, allemande et danoise, pilotés souvent par des mercenaires européens et américains, pour bombarder le Rif.
En vertu du Traité de Versailles de 1919, les alliés vainqueurs de la 1ère Guerre Mondiale ont interdit à l'Allemagne vaincue la fabrication d'armes chimiques ; le Protocole de Genève de 1925 a étendu cette interdiction à tous les pays. En dépit de ces normes, les historiens Rosa María de Madariaga et Carlos Lázaro Avila établissent dans une étude conjointe que l'Espagne a massivement utilisé des gaz toxiques pendant la guerre du Rif et que la France l'a fait durant l'année 1925 aux alentours de Fez, une ville située dans la zone sous son contrôle colonial.
Les bombardements espagnols ont été passés sous silence, mais quelques observateurs de l'aviation militaire, comme Pedro Tonda Bueno dans son autobiographie " La vie et moi ", publiée en 1974, se réfère au lancement de gaz toxiques depuis des avions et à l'empoisonnement qui en a résulté des sources rifaines. Pour sa part, Ignacio Hidalgo de Cisneros, dans son oeuvre autobiographique " Je change de direction ", révèle comment il a participé à plusieurs bombardements avec des gaz.
Des années après, en 1990, deux journalistes et chercheurs étrangers, les allemands Rudibert Kunz et Rolf Dieter Müller, dans leur ouvrage " Gaz toxique contre Abdelkrim. L'Allemagne, l'Espagne et la guerre aux gaz au Maroc espagnol) ", ont apporté des preuves de ce qui s'était produit dans la région.
L'historien britannique Sebastian Balfour, de la London School of Economics, dans son livre " Etreinte mortelle " (Editions Penínusla), confirme l'emploi massif d'armes chimiques sur le sol rifain. Balfour, qui a étudié de nombreuses archives espagnoles, françaises et britanniques, soutient que la stratégie des militaires coloniaux espagnols se basait sur le choix de zones très peuplées du Rif pour y lancer des bombes toxiques. Ainsi le confirme, par exemple, un fonctionnaire britannique, H Pughe Lloyd, dans une dépêche envoyée au ministre de la Guerre de son pays en 1926.
L'Espagne, qui bénéficiait de la collaboration active de la France pendant la guerre contre les rebelles rifains - un conflit qui a provoqué la mort de 20.000 soldats espagnols - a officiellement reconnu les faits. Les historiens franquistes avaient occulté l'affaire et les autorités marocaines n'ont pas montré le moindre petit intérêt à éclaircir les faits.
Ce qui est logique, le régime marocain ayant aussi utilisé massivement des armes chimiques contre la rébellion rifaine entre 1956 et 1958, une fois atteinte l'indépendance. Hassan II, qui a personnellement dirigé la répression alors qu'il était encore prince héritier, n'a jamais voyagé au Rif pendant son long règne et a maintenu à ce territoire dans un état de marginalisation économique et sociale.
L'utilisation d'armes chimiques a provoqué des conséquences catastrophiques pour la santé de la population rifaine qui souffre d'infections et de mutations génétiques qui provoquent des cancers, outre des dysfonctionnements psychiques comme la dépression, l'angoisse et la panique. Ainsi l'ont établi dans leurs recherches des scientifiques étrangers et marocains comme le psychologue et criminologue Ahmed Hamdaoui.
L'Institut d'Oncologie de Rabat étudie lui-même les raisons pour lesquelles le cancer est une cause de mortalité plus fréquente dans le Rif qu'au reste du Maroc. Quelques experts considèrent que ce fait est une conséquence directe de l'utilisation d'armes chimiques. C'est ce qu'affirme l'historien Sebastian Balfour. Le chercheur et médecin de Tanger Abdelouaed Tedmouri explique que, à partir d'une série d'études comparatives il est en mesure d'affirmer que "la moitié des cancers qui sont détectés au Maroc sont dus à l'utilisation de ce type d'armes.
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Le peuple berbère touareg pillé et massacré
Nord Niger : Le MNJ demande l’intervention de l’Algérie

Dans un appel téléphonique, le secrétaire exécutif de la cellule Europe du Mouvement des Nigériens pour la Justice, M Ahmed Akoli, a éxprimé son " indignation face au silence qu’observe l’Algérie comme la France devant ce qui se passe au Nord Niger" ou dit il "le niveau de violence qu’exerce l’armée niférienne sur la population civile a atteint un seuil inimaginable".


L’Algérie doit intervenir

" Nous demandons à l’Algérie d’intervenir pour aider à mettre fin à cette situation qui doit être régler avant qu’elle ne prenne une tournure plus grave encore" a indiqué M. Akoli. " L’Algérie a le devoir d’intervenir comme elle le fait avec la rébellion touareg malienne. Nous ne comprenons pas le silence de l’Algérie pourtant pays voisin du Niger " a t il ajouté.

L’attaque opérée vendredi des 9 heure du matin par les forces armées nigériennes sur l’un des bases du MNJ, à Tezerzit, 35 km au nord de Tadak, ou se trouve une autre base du MNJ, a duré presque toute la journée. L’opération musclée a été effectuée avec des hélicoptères de combats (MI24) « pilotés par des mercenaires bulgares » selon le MNJ, ainsi que des chars et des camions militaires. La bataille entre forces nigériennes et la rébellion a été rude. A notre téléphone, le porte parole de MNJ, Boutali Eg Tchewiren, a annoncé hier en fin d’après midi que son « mouvement a abattu un hélicoptère qui est tombé à Arlit, 280 km au sud de tezerzit, prés de la cité minière ou AREVA exploite l’uranium. « Un char et cinq véhicules de l’armée nigérienne ont également été détruit faisant 9 morts dans les rangs de l’armée nigérienne » a ajouté le porte parole.

Quatre combattants exécutés

L’armée nigérienne a, elle, de son coté annoncé avoir fait 17 morts dans les rangs du MNJ, information démentie par le mouvement rebelle qui reconnait 7 morts. « Outre trois combattants tués pendant la bataille, les quatre autres ont été pris blessés et vivant puis ont été exécutés par l’armée nigérienne » dénonce le MNJ. Parmi eux figure Acharif Mohamed, haut responsable du MNJ ainsi qu’un deuxième haut responsable dont l’identité n’a pas été révélée. Le porte parole de MNJ que nous avons eu au téléphone il y a seulement un instant, a dénoncé « que contrairement aux règles internationales, l’armée nigérienne ne respecte point l’état de prisonnier en parlant des quatre combattants pris et exécutés hier », « ceci alors que tous les militaires nigériens fait prisonniers par nous (ndlr : le MNJ en détient 7) sont considérés comme des prisonniers de guerre et bien traités par le MNJ » a précisé M Boutali Eg Tchewiren, qui nous apprend que l’armée nigérienne continue ses tirs d’obus à l’heure actuelle sur le mont Tamgak, dans l’Aïr ou se trouvent d’autres bases du MNJ et de nombreux villages touareg, ajoutant que Tezerzit , a été reprise hier par l’armée nigérienne qui en avait été chassé après le massacre sur la population touareg de septembre 2007.

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Siwa, oasis berbère en Egypte







Siwa, oasis berbère en Egypte


Sur fond d’impressionnantes collines corrodées et d’une mer de dunes, Siwa surgit tel un mirage, ensemble de villages en briques crues de couleur ocre, à l’ombre des palmiers-dattiers et des oliviers verdoyants, reliés entre eux par des torrents, des sources jaillissantes et des jardins arrosés à profusion.


Un paradis isolé, fait depuis des lustres par des mains de ses habitants d’origine berbère. Lesquels conservent et perpétuent encore leurs coutumes, traditions, davantage leur langue Tamazight. Depuis les temps reculés la Berbèrie ou Tamazgha entretenait des relations amicales, tantôt, belliqueuses avec l’Egypte.


Les berbères ont enrichi l’Egypte par leur savoir, tant militaire, artistique que scientifique : navigation, construction d’édifices (pyramides, temples, monuments, décoration de fresques...), encadrement militaire (infanterie, conduite de chars, dressage de chevaux), agronomie... Si bien qu’ils devinrent des pharaons, tels Mesher, Meghiey, Sheshnoq... conquérants, chefs de guerre et ont régné sur une grande partie de l’Afrique orientale.


Des mariages entre les deux populations ont été célébrés, voir dans la plus haute hiérarchie régnante, à l’instar de Juba II, dont son royaume couvre un immense empire le Maroc et l’Algérie actuels.


Il se maria à la fille de Cléopâtre, reine égyptienne, Cléopâtre Séléné. L’édification du Mausolée Royal Mauritanien dit « tombeau de la Chrétienne » (surnommé ainsi à cause de ses quatre fausses portes en formes de croix orientées selon les quatre points cardinaux) ne fait-il pas partie d’un même patrimoine architectural ? Il ne s’agit pas de chercher qui a influencé l’autre. Il est question de constater des substrats originels, communs. La similitude d’un fonds africain Berbèro-Egyptien est évidente, au regard des affinités architecturales.


D’ailleurs cette similitude, se trouve dans d’autres monuments funéraires : les djeddars de Tiaret, les bazinas, les madracens de Siga, de Batna et de Gour (Méknés). A ajouter à ce maillon de l’histoire, l’apport des berbères de la Petite Kabylie.


Après avoir édifié Mahdia (Tunisie), ils quittèrent leur capitale pour fonder le Caire, capitale d’Egypte actuelle. Cette introduction nous emmène à affirmer que l’oasis de Siwa est la preuve physique, culturelle de cette époque de l’histoire commune Berbèro- Egyptienne.


Cléopâtre VII a pu avoir visité cette oasis pour consulter l’oracle, aussi bien que peut-être le bain au printemps qui porte maintenant son nom. Cependant, à la période romaine, les prisonniers politiques étaient envoyés par Auguste dans l’oasis de Siwa, un endroit d’exil sur.


Cette oasis qu’on veut qu’elle soit un sujet édifiant, symbole exemplaire de l’unité africaine, est située dans le désert occidental de l’Egypte, dans le Gouvernorat de Mersa Matrouh et la limite de la frontière libyenne. Elle est nichée dans une dépression au milieu du désert, approximativement à 18m au-dessous du niveau de la mer. Elle est entourée par des paysages divers : amas de pierres et collines, mer de sable et de dunes. Sa largeur change entre 5 et 27 kilomètres, et 80 km de long. La surface totale de la dépression est de 1 088 km2. Elle était édifiée par les berbères égyptiens à l’endroit de la moderne Aghourmi où subsistent également des vestiges du temple d’Amon construit par Amasis.


Le nom « Siwa » signifie en Tamazight « l’oiseau de la proie qui protège le dieu Amon ». Aujourd’hui, la population estimée à plus de 20 000 personnes parle son propre parler « Tassiwit », dérivé de la langue mère Tamazight. L’Arabe et l’Anglais ne sont utilisés qu’avec les touristes. Siwa se distingue culturellement du reste de l’Egypte. Les Siwis ou Issiwiyan vivent presque en autarcie de la culture du palmier-dattier, de l’olivier et du maraîchage.


Il ne pleut pas beaucoup mais, paradoxalement, l’eau est très abondante. Il y a une multitude de puits, de sources et de fontaines d’eau chaude, utilisée pour tout usage éventuellement après son refroidissement à l’air libre. Siwa produit et commercialise dans toute l’Égypte une eau minérale naturelle en bouteille qui porte son nom. L’oasis de Siwa fut peuplée en grande partie aux temps préhistoriques par des tribus venues de l’Ouest de l’Afrique du Nord, essentiellement de Libye et de la vallée du Nil. De l’Antiquité au Moyen-âge, l’oasis fut désignée par une variété de noms comme en témoignent diverses inscriptions de temples et de tombeaux. Le nom plus récent de « Siwa » dérive du nom de la tribu autochtone de « Ti-Swa ».


Cette oasis était cruciale pour des caravanes commerciales traversant le désert de la vallée du Nil pour rejoindre les ports méditerranéens de la Libye. Siwa a également prospéré comme centre religieux pharaonique, moult rois envoyaient des missionnaires pour consulter l’oracle d’Amon. Ce dernier doit sa si grande renommée à une visite d’Alexandre le grand en 331 av. JC. Après la consultation de cette divinité, Alexandre prétendit être le fils du dieu Zeus-Amon, et ainsi a choisi d’être inhumé dans la cité des berbères, appelée dans l’Antiquité Tja.


Amon est le dieu bélier, lié à l’eau et à la fécondité, est très probablement d’origine libyenne, et le premier état de son temple à Siwa diffère dans l’agencement des salles du plan classique des temples égyptiens. Avec l’installation d’une colonie grecque à Cyrène, son renom et son culte se sont largement répandus à travers le bassin méditerranéen dans le monde grec où il a été assimilé à Zeus. Mais surtout, il entretenait d’étroits rapports avec l’Amon égyptien par l’intermédiaire du bélier qui leur était commun et par des pratiques oculaires.


La tradition de l’adoration du bélier par les Berbères, se perpétue dans le temps et se pratique jusqu’à présent à Bgayet en Algérie et en Tunisie, sous forme de combats de Béliers. En Tunisie particulièrement, cette pratique est structurée sous forme de club sportif, qu’on nomme la Béliomachie. La forteresse d’El Karaka de la Goulette (Tunis) a servi d’arène à ces combats dans les années 90. Au Nord de ce temple se trouvent les tombes rupestres de Karet El-Moussaberin, de la 26éme à la 30éme dynastie.


Le temple de Nectanébo II à Oum El-Ebeida est presque complètement détruit. Légèrement plus au sud, à Oum Oubeida, se dressent les ruines d’un autre temple d’Amon-Rê où l’on a retrouvé les cartouches de Nectanébo II. Il était au début du 19éme siècle en bien meilleur état qu’aujourd’hui, comme le montrent les gravures de l’époque.


Au Djebel Mota, dans la même région, subsistent les restes d’une nécropole dont les tombes décorées s’apparentent à celles de la vallée : tombe anonyme dite du crocodile, de Padjehouty, Siamon, Mesouisis, dont les dates s’étagent entre la 26é dynastie et l’époque de Ptolémée (305 à 30 av.JC).


Des objets néolithiques trouvés en surface attestent la très ancienne occupation de l’oasis. Les vestiges de la forteresse en terre datent du 13é siècle et dominent le centre-ville.


Les maisons traditionnelles faites de troncs de palmiers et de briques de terre, aujourd’hui, à cause des intempéries, seuls un ou deux bâtiments en lisière de l’agglomération sont encore utilisés, dont une mosquée au minaret en forme de cheminée.


Le temple d’Aghourmi (signifie noyau. Aghourmi n tiyini : noyau de datte) planté sur un rocher, proche de la localité de Siwa a été transformé et égyptianisé sous Amasis, pharaon de la 26éme Dynastie 570- 526 avant J.C. Originaire d’une bourgade proche de Saïs, ce personnage répondant au nom égyptien d’Ahmose (hellénisé en Amasis), fut tout d’abord général en Nubie sous Psammétique II. A la suite d’une campagne en Libye contre les berbères de Cyrène (Libye), où les troupes égyptiennes furent défaites, il fut proclamé pharaon par les militaires de souche égyptienne, qui s’estimaient délaisser au profit des mercenaires grecs, engagés au service d’Apriès. Il écrasa le roi et son armée formée d’étrangers, à la bataille de Mo Memphis, près de Terrana sur le Nil. Le gouverneur de l’oasis à cette époque, Sethirdis, descendant d’une famille d’origine libyenne, y est également représenté sur les murs à l’intérieur du temple. Un peu plus tard, à l’époque perse, comme le relate Hérodote, l’armée de Cambyse, qui tentait de rallier Siwa depuis Kharga, périt tout entière dans les sables.


Siwa connut le déclin, quand ces temples païens sont tombés en désuétude à la diffusion du Christianisme. Cette période a coïncidé avec l’effondrement de l’Empire Romain. Toute la région a sombré dans l’anarchie, ce qui a abouti à l’invasion Arabo-musulmane de l’Egypte en 640 ap. J.C. « Au 8ème siècle, l’armée arabo-musulmane fanatisée conduite par des émirs saoudiens arriva dans le but de conquérir Siwa.


Les habitants issiwiyan issus d’une tribu millénaire berbère, furent confrontés à choisir entre trois possibilités : Rejoindre la horde de conquérants, se plier à ses exigences en lui rendant hommage et vivre en paix ou combattre pour leur terre. Les habitants de Siwa gagnèrent du temps en demandant trois jours pour faire leur choix. Pendant cette période de trois jours, ils recueillirent leurs richesses tels que l’or, les bijoux, les pierres précieuses, et les trésors pharaoniques.


Puis, le dernier jour, ils se sauvèrent vers l’Ouest avec tous qu’ils pouvaient porter. Laissant derrière eux, leurs trésors les plus lourds en les dissimulant de sorte qu’ils soient gardés en leur absence par les puissances magiques de leur génie. » extrait des récits fixés dans la mémoire collective.


Un temps s’écoula, une grande sécheresse frappa toute l’Afrique du Nord-ouest, ainsi les tribus berbères recherchant l’herbe et l’eau, voguèrent par les sables étouffants du désert. Grande surprise, ils y trouvèrent réponse à leurs peines, l’oasis de Siwa verdie de palmiers-dattiers, de vergers d’abricotiers, d’oliviers. Ils y prirent demeure avec d’autres familles venues successivement de l’Ouest (Maroc, Algérie), afin renforcer la puissance de la tribu sur cette terre fertile.


La première cité fut bâtie dans les terres en contrebas de l’oasis et fut appelée « Ami Misalum ». Cependant, cet emplacement les rendait vulnérables aux attaques des forces hostiles et aux moustiques. Ainsi, en 1203, ils établirent une citadelle « Shali » sur le haut de la colline pour se protéger et y établir leur royaume.


De nouvelles lois et règles furent instituées permettant aux chefs des tribus de régir Siwa comme Etat indépendant pour des centaines d’années. En 1840, Mohamed Ali, officier albanais devenu vice-roi d’Egypte, vassal de Constantinople envoya son armée égyptienne à Siwa, dans le but d’obtenir la soumission de ses habitants à sa loi.


Ces derniers creusèrent un fossé autour de la citadelle pour empêcher l’armée égyptienne d’attaquer, mais Ali mis le feu à la citadelle causant sa destruction. Il a également ordonné au Général Hussein Bek Ashamashurgi d’inviter soixante-douze des plus hauts chefs de clans locaux à une réunion où ils ont tous étés exécutés. Ainsi les habitants de Siwa ont été forcés de se soumettre.


Un nouveau système de gouvernement égyptien a été imposé et les habitants de Siwa durent payer un impôt pour chaque palmier dans l’oasis. Ceci a continué jusqu’en 1950 où un homme d’affaires bédouin a acheté toutes les dates dans Siwa et a payé tous les impôts de l’Etat sur les arbres.


Le nouveau défi pour Siwa fut de s’ouvrir au monde. En 1977, le Président Mohamed Anwar Sadate (assassiné le 6 octobre 1981 par des soldats islamistes au stade du Caire lors d’un défilé militaire, à l’occasion d’une fête nationale) a visité l’oasis et a montré la grande sympathie envers le peuple.


Plus tard, en 1983, il a créé une ligne aérienne pour faciliter l’accès au reste de l’Egypte et désenclaver ainsi cette oasis. Un hélicoptère assure le transport des habitants pour des buts médicaux et le transport des produits vitaux.

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Idir

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Idir
Nom Hamid Cherietⴺⴻⴼⴽ
Naissance 1949
Pays d’origine Algérie
Profession(s) Auteur-compositeur-interprète
Genre(s) Folk kabyle
Instrument(s) Voix, Guitare et Flûte
Années actives 1973-
Label(s) Sony
BMG
Globe Music

Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet (en kabyle Ḥamid Ceryat), né en 1949 à Aït Lahcène en Kabylie, est un chanteur algérien de musique kabyle. Son nom d'artiste signifie en kabyle : « Il vivra », nom traditionnellement donné à un enfant né difficilement, pour l'encourager à vivre. Jean-Jacques Goldman a adapté un texte sur une de ses musiques.

Sommaire

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Biographie [modifier]

Fils de berger, Idir décida d'étudier la géologie et était destiné a une carrière dans l'industrie pétrolière algérienne. L'avenir va cependant le diriger sur un autre chemin. En 1973, il démarre sa carrière par hasard en remplaçant une chanteuse, pour qui il avait composé une berceuse, à Radio Alger et interprète une chanson qui va devenir son premier succès radiophonique : Rsed A Yidess qui signifie « Que le Sommeil Tombe ».

En 1975, il monte à Paris et signe un contrat avec Pathé Marconi qui lui produit son premier album : A Vava Inouva. Le titre éponyme sera un tube planétaire : diffusion dans 77 pays et traduction en 15 langues. La version française a été interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976, avec des paroles poétiques et une voix de femme très douce.

En 1979, il sort un nouvel album : Ay Arrac-Nneɣ (Ô Nos Enfants).

En 1999, Idir enregistre Identités dans lequel il réunit Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime Le Forestier, Gnawa Diffusion ou encore Zebda.

Style de musique [modifier]

Concert gratuit à Bondy le 21 juin 2008, pour la fête de la musique et la 20e édition du festival "Ya d'la banlieue dans l'air"

La musique d'Idir nait de l'association de différents instruments, mais celui qui est à la base de son œuvre est bien la flute du berger kabyle. Il s'agit d'ailleurs du premier instrument dont il a appris à jouer dès son plus jeune âge. Les sonorités entremêlées des guitares, flutes et autre derboukas caractérisent la musique d'Idir.

Écrites en kabyle, ses chansons ont cependant une portée universelle et se veulent mondiales. D'où le qualificatif de World Music souvent donné à cette œuvre. Les sujets de ses chansons recouvrent différents thèmes comme l'exil (A Vava Inouva) , la fête (Zwit Rwit) ou encore les souvenirs (Cfir).

Ce style de musique se veut profond, déclenche l'émotion et la nostalgie. Bon nombre des chansons d'Idir ont fait l'objet de reprises multiples, et elles ont toujours - année après année - une place de choix dans la programmation musicale des mariages kabyles (et autres).

Il a collaboré avec de nombreux artiste r'n'b rap du moment tels que Kenza Farah (Sous le ciel de Marseille) , Sinik (tizi) , Rim-k du groupe 113 et Tunisiano du groupe Sniper (D'où je viens), Zaho (Tout ce temps), Amine, Leslie, Sniper, Willy Denzey, Nadiya, Corneille, Yanick Noah, la chanteuse Noa ainsi que Tiken Jah Fakoly ... (La France des couleur). Jean-Jacques Goldman lui a écrit de nombreux titres.

Discographie [modifier]

[Dérouler] amazigh