amazigh
Répartition des Berbères en Afrique du Nord.
Chleuhs
Zayanes (Berbères du Moyen Atlas)
Rifains
Chenouis
Kabyles
Chaouis
Touaregs
Sahariens (Zenagas, Mozabites, Siwis)
mercredi 6 mai 2009
amazighLes Berbères
Berbères
Pays :
Maroc : 22 000 000Algérie : 11 500 000France : 2 300 000Niger : 1 500 000Mali : 700 000Libye : 350 000+Belgique : 200 000Pays-Bas : 200 000Liban, Israël, Syrie et Jordanie : 100 000Tunisie : 100 000Mauritanie : 80 000Burkina Faso : 50 000Espagne : 50 000Égypte : 10 000
Population totale :
estimée à 40 millions
Populations significatives en :
{{{poplieu}}}
Langues :
variantes berbères
Religions :
islam, christianisme, judaïsme
Groupes ethniques reliés :
Les Berbères sont une ethnie d'Afrique du Nord.
Ils sont répartis en différents groupes sur près de cinq millions de kilomètres carrés, depuis les îles Canaries jusqu'à l'ouest de l'Égypte, ('Siwa) groupes de culture et de langue commune, le berbère (tamazight), quoique déclinée en dialectes locaux.
Les Berbères sont également et largement représentés dans les populations issues de l'immigration vers la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, les États-Unis et le Canada. À l'exception des Touaregs, les Berbères sont sédentaires.
Les Berbères se donnent le nom d'Imazighen, le pluriel d'Amazigh, qui signifie « hommes libres ». Tamzgha : c'est le mot qui désigne l'espace géographique nord africain (Pays)
//
Origines
La question de l'origine des Berbères a fait couler beaucoup d'encre. Dès l'Antiquité, les historiens se sont penchés sur l'histoire des Berbères. Aujourd'hui encore, la question des origines est au cœur de débats passionnés, nourris par le conflit actuel entre les Berbères régionalistes, les militants de la cause identitaire berbère et leurs opposants.
La science a fait beaucoup de progrès ces dernières années, et ce notamment en génétique, les tests ADN effectués sur les différentes ethnies d'Afrique du Nord (Berbères et Arabes) ont permis de confirmer ou d'infirmer certaines théories. Ainsi, les observations en génétique appuient la théorie de Ibn Khaldoun selon laquelle les Nord-Africains sont de souche majoritairement berbère .
Tous les récits de l'Antiquité et du Moyen Âge remontent l'origine des Berbères à des époques relativement récentes de l'Humanité, certains des auteurs se basent sur des récits bibliques, islamiques (Hadiths) comme Ibn Khaldoun, ou helléniques comme Salluste.
Recherches modernes
Génétique
Le chromosome Y est uniquement transmis de père en fils, l'étude génique du chromosome Y permet de suivre la lignée mâle - directe - d'une famille, d'une ethnie ou d'une espèce.
La majorité des Berbères (et des Arabes nord-africains) ont le chromosome Y E3b2 (m81). Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence décroît quand on va à l'est [2]. Son origine est l'haplogroupe E3b d'Afrique orientale.
L'ADN mitochondrial est essentiellement transmis de mère à fille. L'étude génique de l'ADN mitochondrial permet de suivre la lignée maternelle - directe - d'une famille, d'une ethnie ou d'une espèce. La majorité des Berbères ont un ADN mitochondrial d'origine ouest-eurasienne . La lignée maternelle directe des Berbères la plus ancienne date du paléolithique (30 000 ans avant notre ère) représenté par l'haplogroupe U6 (d'origine ouest-eurasienne) . Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence s'accroît quand on va à l'ouest.
l'ADN Autosomal représente les 22 pairs de chromosomes (sur les 23), L'étude génique de l'ADN Autosomal permet de déterminer l'affinité génétique de certaines populations humaines par rapport à d'autres. A l'exception des touareg, la majorité des berbères sont plus proche génétiquement des européens et des moyen-orientaux que des autres populations humaines, les touareg se situent dans une position intermediaire entre les sub-sahariens et le reste des berbères.
Anthropologie
Au Paléolithique, vivait l'Homme de Tafoghalt et celui d'Afalou : ils étaient de type « cromagnoïde ». Des tests génétiques sur les squelettes de Tafoghalt ont confirmé l'origine ouest-eurasienne de ce type anthropologique .
Au Néolithique, l'Afalou fut remplacé par le capsien de type « méditerranoïde » venant de l'est de la Tunisie. La culture capsienne est souvent décrite comme proto-berbère.
Linguistique
Les langues berbères appartiennent à la famille des langues afro-asiatiques (sémitique, couchitiques, Copte, tchadiques...).
La majorité des linguistes sont arrivés à la conclusion que l'afro-asiatique vient d'Afrique orientale. L'une des langues les plus proche du berbère est la langue copte (qui vient de l'égyptien ancien).
Récits de l'Antiquité
Selon Hérodote
Hérodote décrit plusieurs peuples dans le Livre quatrième - Melpomène en commençant par l'Égypte, jusqu'au lac Triton avant d'arriver aux peuples libyens et gétules .
Selon Salluste
Salluste consacra les chapitres XVII et XIX de son ouvrage La Guerre de Jugurtha à une digression sur le pays de l'Afrique du Nord et ses habitants, d'après les traditions numides et les livres puniques du roi Hiempsal.
Après une description du pays - limites, climat, faune et flore, l'historien présente les Gétules et les Libyens comme les premiers habitants de l'Afrique, « rudes, grossiers, nourris de la chair des fauves, mangeant de l'herbe comme des bêtes. ».
Le demi-dieu Hercule mourut en Espagne selon la « croyance africaine », et son armée composée de divers peuples se démantela. Les Mèdes, les Perses, les Arméniens de son armée passèrent par bateau en Afrique et s'établirent sur la côte.
Les Perses s'établirent à l'ouest, « plus près de l'Océan », habitant dans les coques renversées de leurs bateaux, faute de matériel de construction. Ils s'allièrent par mariage avec les Gétules. Conduits à se déplacer sans cesse, ils se donnèrent le nom de Nomades (Numides). Salluste tient pour preuve de ce récit les habitations des paysans numides, rappelant celles des coques renversées de l'armée d'Hercule.
Les Mèdes et les Arméniens s'unirent aux Libyens. Ils « bâtirent des places fortes » et « pratiquaient des échanges [commerciaux] avec l'Espagne ». Altérant le nom des Mèdes, les Libyens indigènes se seraient mis à les appeler Maures.
Par la suite, les Perses et les Gétules grandirent en puissance et s'installèrent à l'ouest de Carthage sous le nom de Numides. Enfin, ils annexèrent la Libye. La presque totalité du nord de l'Afrique fut annexée par les Numides, « les vaincus se fondirent avec les vainqueurs, qui leur donnèrent leur nom [de Numides]».
Récits du Moyen Âge
Selon Ibn Khaldoun
Histoire des berbères et généalogie selon Ibn Khaldun.
Selon Gabriel CampsGabriel Camps, directeur de l'Encyclopédie berbère, préhistorien et anthropologue s'est penché sur les origines des Berbères. S'il relevait la diversité des dialectes et le fractionnement des populations sur plusieurs États, ou encore l'absurdité d'une interprétation raciale du terme berbère :
« En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent. » in Islam : société et communauté. Anthropologies du Mahgreb, sous la direction de Ernest Gellner, les Cahiers C.R.E.S.M, Éditions CNRS, Paris, 1981, il n'en affirmait pas moins l'existence d'un groupe humain bien identifiable auquel il était profondément attaché, et dont il chercha à montrer la permanence sur le temps long. Sur la base de ses observations anthropologiques et linguistiques, il plaçait les origines des Berbères dans les proto-méditerranéens capsiens dont l'arrivée avait précédé le néolithique, ce qui faisait de leurs descendants de vrais autochtones. L'apparentement linguistique de la langue berbère avec le groupe chamito-sémitique leur conférait en outre une très lointaine origine orientale. Il insistait aussi sur la diversité des apports de peuplement que connut par la suite le Maghreb et qui vinrent se fondre dans ce premier fonds de peuplement.
Histoire
Antiquité
Le nom de « berbère » est issu de barbarus, donné par les gréco-romains à tout ce qui n'était pas de coutumes et de civilisation gréco-romaine. Les Romains n'ont jamais réussi à soumettre ces peuples même après la prise de Carthage au IIe siècle av. J.-C., d'où leur nom. Parmi quelques grands noms de l'histoire amazighe, on peut citer : Mesnsen (Massinissa), Yugurthen (Jugurtha), Juba II, Apulée, Saint Cyprien, Saint Augustin, Septime Sévère, Sénèque, Dihya (Kahena), Kuseilan.
Époque moderne
Répartition des Berbères en Afrique du Nord.
Chleuhs
Zayanes (Berbères du Moyen Atlas)
Rifains
Chenouis
Kabyles
Chaouis
Touaregs
Sahariens (Zenagas, Mozabites, Siwis)
La culture et les langues berbères ont survécu depuis les grandes conquêtes vandales, romaines, byzantines, arabes (VIIe siècle) jusqu'à l'occupation française, en passant par la présence turque.
Cette culture reste vivante en Algérie et au Maroc, qui comprennent une grande partie des Berbères. Elle est aussi présente en Libye et en Tunisie et dans une grande partie du Sahara (Touaregs en Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Maroc, Niger).
En 1980, les manifestations du Printemps berbère éclatent, au cours desquelles les berbérophones de Kabylie et d'Alger réclament l'officialisation de leur langue.
En 1996, une réforme de la Constitution algérienne reconnaît la dimension berbère du pays aux côtés de l'arabe et de l'islam. Parallèlement, les autorités fondent un Haut commissariat à l'amazighité.
En 2000, Berbère Télévision commence à émettre dans cette langue depuis Paris. Le 17 octobre 2001, le roi Mohammed VI du Maroc crée un Institut royal de la culture amazigh (IRCAM) (site Internet) pour promouvoir la culture berbère.
Vie et culture
Traditionnellement, les hommes s’occupent du bétail, de leur côté les femmes confectionnent l’artisanat et les biens de la famille, tout d’abord pour leur usage personnel et ensuite pour la vente dans les souks de leur localité.
Ils élèvent du bétail et émigrent suivant le cycle naturel des pâturages, des sources d’eau et d’un abri. Ils sont ainsi assurés d’une abondance de laine, de coton et de plantes pour la teinture.
Les kilims des tribus ont conservé l’apparence et le caractère distincts de leur région. Le mode de vie nomade des Berbères convient très bien au tissage des kilims. Chaque tribu a son répertoire individuel de dessins. Les kilims sont des tapisseries; le tissage d’armure toile est représenté par une grande variété de bandes et plus rarement par des motifs géométriques tels les triangles et le losange. Les décorations additionnelles comme les paillettes et les franges sont typiques de tissés berbères au Maroc.
Berbères
Pays :
Maroc : 22 000 000Algérie : 11 500 000France : 2 300 000Niger : 1 500 000Mali : 700 000Libye : 350 000+Belgique : 200 000Pays-Bas : 200 000Liban, Israël, Syrie et Jordanie : 100 000Tunisie : 100 000Mauritanie : 80 000Burkina Faso : 50 000Espagne : 50 000Égypte : 10 000
Population totale :
estimée à 40 millions
Populations significatives en :
{{{poplieu}}}
Langues :
variantes berbères
Religions :
islam, christianisme, judaïsme
Groupes ethniques reliés :
Les Berbères sont une ethnie d'Afrique du Nord.
Ils sont répartis en différents groupes sur près de cinq millions de kilomètres carrés, depuis les îles Canaries jusqu'à l'ouest de l'Égypte, ('Siwa) groupes de culture et de langue commune, le berbère (tamazight), quoique déclinée en dialectes locaux.
Les Berbères sont également et largement représentés dans les populations issues de l'immigration vers la France, la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne, les États-Unis et le Canada. À l'exception des Touaregs, les Berbères sont sédentaires.
Les Berbères se donnent le nom d'Imazighen, le pluriel d'Amazigh, qui signifie « hommes libres ». Tamzgha : c'est le mot qui désigne l'espace géographique nord africain (Pays)
//
Origines
La question de l'origine des Berbères a fait couler beaucoup d'encre. Dès l'Antiquité, les historiens se sont penchés sur l'histoire des Berbères. Aujourd'hui encore, la question des origines est au cœur de débats passionnés, nourris par le conflit actuel entre les Berbères régionalistes, les militants de la cause identitaire berbère et leurs opposants.
La science a fait beaucoup de progrès ces dernières années, et ce notamment en génétique, les tests ADN effectués sur les différentes ethnies d'Afrique du Nord (Berbères et Arabes) ont permis de confirmer ou d'infirmer certaines théories. Ainsi, les observations en génétique appuient la théorie de Ibn Khaldoun selon laquelle les Nord-Africains sont de souche majoritairement berbère .
Tous les récits de l'Antiquité et du Moyen Âge remontent l'origine des Berbères à des époques relativement récentes de l'Humanité, certains des auteurs se basent sur des récits bibliques, islamiques (Hadiths) comme Ibn Khaldoun, ou helléniques comme Salluste.
Recherches modernes
Génétique
Le chromosome Y est uniquement transmis de père en fils, l'étude génique du chromosome Y permet de suivre la lignée mâle - directe - d'une famille, d'une ethnie ou d'une espèce.
La majorité des Berbères (et des Arabes nord-africains) ont le chromosome Y E3b2 (m81). Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence décroît quand on va à l'est [2]. Son origine est l'haplogroupe E3b d'Afrique orientale.
L'ADN mitochondrial est essentiellement transmis de mère à fille. L'étude génique de l'ADN mitochondrial permet de suivre la lignée maternelle - directe - d'une famille, d'une ethnie ou d'une espèce. La majorité des Berbères ont un ADN mitochondrial d'origine ouest-eurasienne . La lignée maternelle directe des Berbères la plus ancienne date du paléolithique (30 000 ans avant notre ère) représenté par l'haplogroupe U6 (d'origine ouest-eurasienne) . Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence s'accroît quand on va à l'ouest.
l'ADN Autosomal représente les 22 pairs de chromosomes (sur les 23), L'étude génique de l'ADN Autosomal permet de déterminer l'affinité génétique de certaines populations humaines par rapport à d'autres. A l'exception des touareg, la majorité des berbères sont plus proche génétiquement des européens et des moyen-orientaux que des autres populations humaines, les touareg se situent dans une position intermediaire entre les sub-sahariens et le reste des berbères.
Anthropologie
Au Paléolithique, vivait l'Homme de Tafoghalt et celui d'Afalou : ils étaient de type « cromagnoïde ». Des tests génétiques sur les squelettes de Tafoghalt ont confirmé l'origine ouest-eurasienne de ce type anthropologique .
Au Néolithique, l'Afalou fut remplacé par le capsien de type « méditerranoïde » venant de l'est de la Tunisie. La culture capsienne est souvent décrite comme proto-berbère.
Linguistique
Les langues berbères appartiennent à la famille des langues afro-asiatiques (sémitique, couchitiques, Copte, tchadiques...).
La majorité des linguistes sont arrivés à la conclusion que l'afro-asiatique vient d'Afrique orientale. L'une des langues les plus proche du berbère est la langue copte (qui vient de l'égyptien ancien).
Récits de l'Antiquité
Selon Hérodote
Hérodote décrit plusieurs peuples dans le Livre quatrième - Melpomène en commençant par l'Égypte, jusqu'au lac Triton avant d'arriver aux peuples libyens et gétules .
Selon Salluste
Salluste consacra les chapitres XVII et XIX de son ouvrage La Guerre de Jugurtha à une digression sur le pays de l'Afrique du Nord et ses habitants, d'après les traditions numides et les livres puniques du roi Hiempsal.
Après une description du pays - limites, climat, faune et flore, l'historien présente les Gétules et les Libyens comme les premiers habitants de l'Afrique, « rudes, grossiers, nourris de la chair des fauves, mangeant de l'herbe comme des bêtes. ».
Le demi-dieu Hercule mourut en Espagne selon la « croyance africaine », et son armée composée de divers peuples se démantela. Les Mèdes, les Perses, les Arméniens de son armée passèrent par bateau en Afrique et s'établirent sur la côte.
Les Perses s'établirent à l'ouest, « plus près de l'Océan », habitant dans les coques renversées de leurs bateaux, faute de matériel de construction. Ils s'allièrent par mariage avec les Gétules. Conduits à se déplacer sans cesse, ils se donnèrent le nom de Nomades (Numides). Salluste tient pour preuve de ce récit les habitations des paysans numides, rappelant celles des coques renversées de l'armée d'Hercule.
Les Mèdes et les Arméniens s'unirent aux Libyens. Ils « bâtirent des places fortes » et « pratiquaient des échanges [commerciaux] avec l'Espagne ». Altérant le nom des Mèdes, les Libyens indigènes se seraient mis à les appeler Maures.
Par la suite, les Perses et les Gétules grandirent en puissance et s'installèrent à l'ouest de Carthage sous le nom de Numides. Enfin, ils annexèrent la Libye. La presque totalité du nord de l'Afrique fut annexée par les Numides, « les vaincus se fondirent avec les vainqueurs, qui leur donnèrent leur nom [de Numides]».
Récits du Moyen Âge
Selon Ibn Khaldoun
Histoire des berbères et généalogie selon Ibn Khaldun.
Selon Gabriel CampsGabriel Camps, directeur de l'Encyclopédie berbère, préhistorien et anthropologue s'est penché sur les origines des Berbères. S'il relevait la diversité des dialectes et le fractionnement des populations sur plusieurs États, ou encore l'absurdité d'une interprétation raciale du terme berbère :
« En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent. » in Islam : société et communauté. Anthropologies du Mahgreb, sous la direction de Ernest Gellner, les Cahiers C.R.E.S.M, Éditions CNRS, Paris, 1981, il n'en affirmait pas moins l'existence d'un groupe humain bien identifiable auquel il était profondément attaché, et dont il chercha à montrer la permanence sur le temps long. Sur la base de ses observations anthropologiques et linguistiques, il plaçait les origines des Berbères dans les proto-méditerranéens capsiens dont l'arrivée avait précédé le néolithique, ce qui faisait de leurs descendants de vrais autochtones. L'apparentement linguistique de la langue berbère avec le groupe chamito-sémitique leur conférait en outre une très lointaine origine orientale. Il insistait aussi sur la diversité des apports de peuplement que connut par la suite le Maghreb et qui vinrent se fondre dans ce premier fonds de peuplement.
Histoire
Antiquité
Le nom de « berbère » est issu de barbarus, donné par les gréco-romains à tout ce qui n'était pas de coutumes et de civilisation gréco-romaine. Les Romains n'ont jamais réussi à soumettre ces peuples même après la prise de Carthage au IIe siècle av. J.-C., d'où leur nom. Parmi quelques grands noms de l'histoire amazighe, on peut citer : Mesnsen (Massinissa), Yugurthen (Jugurtha), Juba II, Apulée, Saint Cyprien, Saint Augustin, Septime Sévère, Sénèque, Dihya (Kahena), Kuseilan.
Époque moderne
Répartition des Berbères en Afrique du Nord.
Chleuhs
Zayanes (Berbères du Moyen Atlas)
Rifains
Chenouis
Kabyles
Chaouis
Touaregs
Sahariens (Zenagas, Mozabites, Siwis)
La culture et les langues berbères ont survécu depuis les grandes conquêtes vandales, romaines, byzantines, arabes (VIIe siècle) jusqu'à l'occupation française, en passant par la présence turque.
Cette culture reste vivante en Algérie et au Maroc, qui comprennent une grande partie des Berbères. Elle est aussi présente en Libye et en Tunisie et dans une grande partie du Sahara (Touaregs en Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali, Maroc, Niger).
En 1980, les manifestations du Printemps berbère éclatent, au cours desquelles les berbérophones de Kabylie et d'Alger réclament l'officialisation de leur langue.
En 1996, une réforme de la Constitution algérienne reconnaît la dimension berbère du pays aux côtés de l'arabe et de l'islam. Parallèlement, les autorités fondent un Haut commissariat à l'amazighité.
En 2000, Berbère Télévision commence à émettre dans cette langue depuis Paris. Le 17 octobre 2001, le roi Mohammed VI du Maroc crée un Institut royal de la culture amazigh (IRCAM) (site Internet) pour promouvoir la culture berbère.
Vie et culture
Traditionnellement, les hommes s’occupent du bétail, de leur côté les femmes confectionnent l’artisanat et les biens de la famille, tout d’abord pour leur usage personnel et ensuite pour la vente dans les souks de leur localité.
Ils élèvent du bétail et émigrent suivant le cycle naturel des pâturages, des sources d’eau et d’un abri. Ils sont ainsi assurés d’une abondance de laine, de coton et de plantes pour la teinture.
Les kilims des tribus ont conservé l’apparence et le caractère distincts de leur région. Le mode de vie nomade des Berbères convient très bien au tissage des kilims. Chaque tribu a son répertoire individuel de dessins. Les kilims sont des tapisseries; le tissage d’armure toile est représenté par une grande variété de bandes et plus rarement par des motifs géométriques tels les triangles et le losange. Les décorations additionnelles comme les paillettes et les franges sont typiques de tissés berbères au Maroc.
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